RDV annuel au SCA EVRY : Trois bras cassés traînent leur boulet…

Posté le septembre 25, 2011 par

CONFIDENTIEL – Diffusion interdite car il y a toute notre statégie Bondoufle pour gagner la course en 2035

 

C’est l’histoire d’un coq, d’un lapin et de deux chasseurs.
Les obédiences tri athlétiques étant définies ainsi :

  • Le lapin : nageur de formation, gros progrès en course, grosse VMA mais endurance light en ce moment. A besoin de se rassurer car mis à mal à Gérardmer.
  • Le coq : nageur de formation, à l’aise sur la route, grande gueule. A besoin de monter sans cesse qu’il est le plus fort, c’est le coq ! Sans compétition en 2011, il est à la recherche de ses repères, d’ailleurs il nous fatigue. Il est pourtant à peu prêt ok dans les trois sports et s’auto persuade d’une blessure fantôme au genou il y a quelques mois, c’est le coq !
  • Le chimpanzé : ping-pong de formation, était gros, est maigre. Ne sais pas vraiment nager, mais à l’aise en vélo en 2011. Stratège de l’équipe avec des stratégies pourries et inapplicables.
  • La grenouille : coureur de fond depuis toujours, brasseur mais ne sais pas nager. Euphorique et joyeux, très peu entrainé il compte sur ses qualités de base car sa dotation génétique est bonne. Sa dernière séance de sport étant une compétition il y a deux mois, autant dire qu’aucun plan d’entrainement n’a été respecté et que son seul objectif c’est la survie. Dans la vie, il faut savoir reconnaitre les anomalies, le Mont Ventou en est une, cette boursouflure est ni une montagne, ni un col, elle est sans statut posée là au milieu de nulle part dans le Vaucluse.

Une autre anomalie de la vie est notre équipe de bras cassés. Nous sommes le Mont Ventou du
triathlon, on ne ressemble à rien.

CONFIDENTIEL – Diffusion interdite car il y a toute notre statégie Bondoufle pour gagner la course en 2035
On avait une tactique que je rends publique pour que tout le monde puisse rigoler avec nous.

Stratégie SCA Bondoufle :

Natation :
On partira surement en ligne
De gauche à droite : Steph (le chimpanzé) – Patoche (le lapin) – Matthieu (le coq) – Fred (la grenouille)
Je me range assez vite derrière Patoche, son but sera de me garder dans le sillage = ne pas accélérer trop fort
quand je serai au contact et de jouer les tracteurs. Surtout jusqu’à la première bouée (courant de face). Ensuite
pour la redescente on peut chacun gérer notre effort.
Ce qu’il s’est vraiment passé :
Le coach a dit un jour : « certains tu leur mets le maillot du club et un dossard et en moins de
deux secondes ils débranchent le cerveau ».
Reflet de ce précepte, c’est exactement ce qui s’est passé.

Top départ.
Comme prévu je prends le sillage du lapin qui a décidé de faire un 50m, je me rabats donc
derrière le coq à qui j’effleure les mollets. Pensant que c’était un signal pour accélérer (j’avais
déjà dit 400 fois que non), monsieur se transforme en hélice humaine. Bref tous les deux
stressés et cherchant du réconfort dans la perf, je perds définitivement mes soit disant tracteurs
aquatiques, j’ai compris les gars je dois me démerder… Je me fâche et boit la tasse par la
même occasion.
Au bout de même pas 100m, j’accuse déjà un retard d’au moins 10m. Virage puis retour, le trou
est conséquent, je me contente de suivre une équipe concurrente qui a partagée notre départ,
misère, misère.

Transition
Ça risque d’être le gros bordel. Si Fred est loin je mets mes pompes dans le parc sinon je chausse en roulant. En
tout cas on attend tout le monde, Fred y compris même si il est 4ème afin que tous ayons la possibilité de faire le
petit train à vélo et de faire un bout de course tous ensemble.
Ce qu’il s’est vraiment passé :
Bizarrement, l’ambiance fut détendue. Arrivé à l’emplacement d’équipe 30 bonnes secondes
après les deux torpilles, nous savions que nous avons le temps de faire une vraie pause café en
attendant la grenouille, grenouille qui fut dépouillée de sa combi par les deux spermatozoïdes
surexcités. Scène de solidarité d’équipe, c’est beau.

Vélo
Départ dans l’ordre Matthieu – Patoche – Steph – Fred, on change plus, apparemment c’est la meilleur solution
pour l’équipe et garder notre lapin à bord. une fois qu’on est en ligne je donne le « go »
Matt attention au relais n°1 : aucune violence inut ile dans le démarrage de 0km/h jusqu’à la vitesse de croisière (35
/ 40) sinon c’est le trou à coup sur. Donc accel en souplesse. Merci d’avance.
Ensuite Patoche enquille, attention au relais trop long car Patoche sera responsable du rythme démarrage en cap
(et donc il va falloir assurer). Ensuite c’est moi qui relaie.
Fred on te propose simplement de tenter la survie en vélo et d’être avec nous le plus longtemps possible et de
rester en fin de paquet pour avoir moins de vent.
La suite, je propose 2 cycles de relais complet (soit 5/6mn le temps que Mat et moi on récupère de la nat) puis de
tourner à deux ensuite pour préserver Patoche qui devra envoyer le début de cap. Patoche tu siffleras si l’élastique
se détend … afin de la loco ralentisse un peu.
Interdiction de trou avec le troisième sur tout le parcourt. Sauf dans les deniers 500m quand on enlève nos pompes
en roulant.
Ce qu’il s’est vraiment passé :
Ça s’est vraiment gâté au démarrage vélo. Une concurrente pas du tout habile et n’arrivant pas
à chausser nous coupe la trajectoire, je manque la chute, la grenouille par au tas. Nous nous
retrouvons à trois, nous nous faisons déboiter par au moins 4 team, nous grimpons la cote à 2 à
l’heure en se demandant ce qu’il est arrivé à l’infortuné ? Enfin au complet en haut de la bosse,
c’est la première fois d’ailleurs, ça enquille enfin. On y aura laissé facilement une bonne minute.
En ayant vu le parcourt vélo, je savais qu’on allait perdre Fred dès la première bosse, mais pas
comme ça …
Ça relais pas trop mal, on communique bien avec le coq, mais le parcours est ultra technique.
Sans faire de grosse relance, il y a souvent des trous à la sortie des ronds points car je trajecte
à mort et derrière ça jardine un peu. Notre petite colonie commence à récupérer des teams,
c’est bon ça. Comme prévu, on perd la grenouille dans une bosse (la deuxième). On reprend la
Girl’s team à donf en descente. Je trajecte toujours à mort, je relance un peu plus fort car ça
commence à mollir un peu et donc je me relève régulièrement pour attendre le lapin et le coq qui
ont décidés de ne pas user le flanc de leurs pneus, ils sont soit radins soit fatigués.
Nous rentrons au parc, comme des pros, les trois survivants ayant déchaussés en route, puis on
cavale à la suite comme une vraie team de D1, magnifique !
Frôlant les barrières métalliques de sortie de l’enclos de transition, la grenouille arrive, décision
prise de l’attendre et retarder le départ CAP. Parfait, nous récupérons pendant cette minute
d’attente, on aurait vraiment du prévoir le café.

Course à pied
Il faut un rythme stable. Pour avoir suivit Matthieu (dit le coq) Dimanche dernier et hier soir, ça fluctue entre 14,5 et
17 (sans vélo avant) selon son humeur et la pression qu’il ressent quand je suis à ses trousses. Donc pas bon. Je
propose donc Patoche (dit le lapin) qui calera un 14 voir 14,5km/H (un peu en dessous de 4mn15 au kilo), stable.
Donc après le vélo relayé et en considérant que tout le monde ai progressé depuis Etampes, 4mn15 au km voir un
peu moins ça devrait tenir fastoche de chez fastoche. Evidement le surrégime ou les changements de rythme
seraient fatal.
Patoche responsable du démarrage cap, c’est indispensable que tu te préserve à vélo : 1) pour tenir le rythme vélo
que l’on imposera 2) pour emmener un rythme soutenu mais stable en cap. Tu passes la main en cap au km1 (au
bip du Garmin) ou avant à la sensation, ça te fera un relais de 4mn10 et c’est le relais le plus technique (trouver le
rythme alors que les cuisses sont chargées après le bike …). L’enjeu c’est de ne pas finir en 4’45 car le dernier est
cuit si on part trop vite en 3’50 du km… Je vous propose de tester ce WE après la séance bike de Dimanche qu’il
fasse beau ou pas, pas le choix … pour le second relais ma pomme, pour le troisième qui sera certainement le plus
dur : Matthieu.
Interdiction d’un trou de plus de 25m avec le troisième, c’est toujours plus motivant et donc d’envoyer plus quand
on est au contact que seul dans le vent.
Fred si t’es toujours là pour le début de cap, on te propose encore une fois le mode survie et de courir avec nous
les joyeux lurons (voir de prendre le relais 2 à ma place si t’es chaud)
Ce qu’il s’est vraiment passé :
Le coq part devant par réflexe, c’est le coq ! Aussitôt j’interpelle le délinquant et lui rappelle la
règle du premier relais cap. C’est le lapin qui emmène sinon le lapin sera cuit trop tôt et nous
devons finir la cuisson du lapin seulement au bout de 4 bornes pas avant.
J’avoue, je suis facile car l’allure n’est pas celle qu’on a travaillé (4’30’’ au lieu de 4’10’’) mais le
but est de garder l’intégrité physique de l’équipe. Nous apercevons les filles, je prends la main
dans la suite du lapin qui reste très lucide et je fais l’effort de ne pas accélérer car je me sens
fort et j’ai envi de mettre une mine. Ça déroule toujours à 14km/h, ce n’est pas violent pour un
4000 mais forcement la grenouille souffre, ce n’est pas avec un jogging par mois que tu te
promène sur ce genre de compet.
Nous voici en train de faire la pose au même rythme que les filles pour attendre la grenouille qui
chauffe. Ça y est, c’est l’élastique permanent. Du coup le coq se sent la mission de réconforter
la grenouille qui, selon moi n’en n’a pas besoin. Les ressources mentales et physiques de la
grenouille étant très conséquentes, un trou de 50m avec ses co-équipiers ne le découragera
jamais et au contraire, il maintiendra toujours le tempo max pour finir avec son équipe chérie. Le
coq pense pouvoir être utile mais en fait ça ne sert à rien. Il décide donc de nous rejoindre et
pense combler les écarts, mais en fait on a attendu au demi tour cap quand le coq a raccroché.
Monsieur force donc pour rien, et monsieur se retrouve avec des douleurs abdominales, on se
traine donc a 12km/h car monsieur coq souffre. C’est comique. Une fois remis en jambe, le coq
repart à fond la caisse, c’est le coq. Avec le lapin on décide de continuer à allure « course »
histoire de s’amuser un peu quand même et d’attendre la grenouille juste avant la finish line.
Pas de pression, on est la pour s’amuser et on est pote avant tout. Je me fou à 100% de finir dernier.

A+
Stéphane
Avec une natation « chacun sa merde », un vélo sans relance et une course à pieds rythme de
grand-père on finit 46/84. ceci veut dire que la première moitié du classement c’est hyper-easy
si on bosse un petit peu plus car au final c’est le temps de Mr Fred (il a fait 95% de la course
seul) qu’on attendu au moins six fois (après la nat, après la première bosse en vélo, avant de
repartir en cap, au moment ou on a croisé les girls, au demi tour cap, 100m avant l’arrivé cap),
le pauvre ! Il gagne la médaille du courage.
Je suis finalement surpris par l’esprit d’équipe qui est toujours resté présent, esprit d’équipe
souvent porté par le coq, qui l’eut cru ! En plus on s’est bien marré et on a célébré chez Ronald.

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