Et un podium féminin de plus sur la Noctorientation

Posté le décembre 2, 2016 par

Le weekend dernier, deux équipes féminines et une équipe masculine d’Antony Triathlon ont apporté une touche printanière lors de la Noctorientation.

Départ de la Noctorientation 2016

Départ de la Noctorientation 2016

La Noctorientation, c’est :

  • une course d’orientation nocturne d’environ  26 km
  • un départ dans un lieu secret
  • une arrivée au stage Georges Suant d’Antony
  • 36 balises à récupérer dans les bois franciliens
  • un maximum de 6h30 de plaisir
  • des équipes de 3 à 5 personnes pour plus de fun

Bien que novices en course d’orientation, nos triathlètes n’ont pas démérité avec de beaux résultats pour les 3 équipes en lice. Les fleurs féminines sont même montées sur la 3ème marche du podium, à peine la ligne d’arrivée franchie, et n’étaient qu’à une balise de la première marche !

Nos garçons à l'arrivée

Nos garçons à l’arrivée

Les filles ont accepté de partager leur expérience, et peut-être donner envie à d’autres de participer à la prochaine édition!

Nos filles au départ

Nos filles au départ

Pour l’équipe des « Têtes Chercheuses »:

Les Têtes Chercheuses

Les Têtes Chercheuses

  • Anne:

Mon inscription à la course a été tardive : 2 équipes filles étaient déjà formées.

Ma place dans l’équipe des « têtes chercheuses » était évidente. Aucune d’entre elles n’y avaient participé l’année dernière, moi si.

Rapidement, Eva a changé d’équipe pour participer avec sa sœur et Benjamin. Nous étions donc 4 et Sandrine était partante pour être l’orienteuse.  Au début de la semaine de la course, Sandrine a dû déclarer forfait à cause d’une blessure importante (décision sage mais difficile car elle s’est beaucoup investie dans la préparation de la course pour nous toutes). Grosse panique !

La décision de participation du groupe est revenue à Claudia : elle hésitait mais a finalement accepté pour qu’on puisse participer ensemble entre filles. Sachant son manque d’expérience sur de longues courses, l’objectif était d’atteindre l’arrivée, quitte à laisser des balises. Claudia sera l’orienteuse, Valérie et moi seront les têtes chercheuses.

Bang, le départ ! Le début est laborieux: on loupe la 2ème balise (par ma faute :-( )… Heureusement la 3ème balise nous permet de bien nous situer sur la carte. Ouf ! Cette erreur nous a poussé à être vigilantes et ça paye.

On croise alors plusieurs fois les « Women vs. Wild » : encouragements mais toujours concentrées.

Tout s’enchaîne bien : on récolte les balises à une bonne allure. Cette euphorie nous fait oublier que les heures défilent et que la cadence de course devient difficilement supportable pour Claudia, qui souffre en silence. En effet, les trajectoires qui respectent l’ordre des balises sont interminables…

L’alerte est heureusement donné par un groupe masculin qui entame le retour vers 2 heures du matin (à Vauhallan), alors qu’on était seulement à la moitié de la 3ème carte. Valérie est la première à avoir conscience de notre situation. L’objectif est alors de rejoindre l’arrivée directement. Nous choisissons de prendre des grandes routes et de sortir du bois de Verrières le plus tôt possible plutôt que de le traverser.

Même avec la carte mystère, on prend la grande route pour arriver dans les temps. Claudia a démontré un mental d’acier pour surmonter la fatigue.

A l’arrivée, j’étais soulagée : toute l’équipe est arrivée entière !

Vu la difficulté de l’épreuve (déjà vécue l’année dernière, 6h30 d’effort), je pense qu’un entraînement d’endurance ( au minimum de 3h30/4h ) en groupe au préalable sera nécessaire pour éviter des accidents graves ou des frayeurs.

 

  • Claudia:

Tout à commencer lors des inscriptions à la course.  Je voyais que toutes les filles du club étaient très motivées et parlaient beaucoup de cette course, hors il manquait une participante afin de former une deuxième équipe de 4. Voyant leurs bonnes humeurs et leurs grandes envies de participer, je me suis alors dis que cela pourrait être une bonne expérience à partager ensemble. Me voilà inscrite, je me suis donc entrainée comme je pouvais en sachant la différence de niveau que je pouvais avoir avec le reste du club mais c’est pas grave, j’y croyais toujours.

Plus on se rapprochait de la course (une semaine avant) et plus je stressais car je me rendais compte que la distance de la course risquait d’être dure à suivre sachant que je n’avais jamais couru plus de 21km.

Quelques jours avant, nous apprenons que Sandrine s’est blessée et prendra la dure et sage décision de ne pas participer à la course pour se rétablir. Nous décidons de faire quand même cette course à 3 ! Panique dans ma tête car Sandrine était l’orienteuse de notre équipe. Anne me propose alors de reprendre ce rôle avec son aide bien sûr. Nous passons du temps avant la course pour mettre au point notre stratégie et nous sommes enfin prêtes.

C’est parti le départ est lancé et là c’est la cata, j’ai l’impression que tout le monde part en sprint ! Avec mon équipe nous commençons à trouver les balises et je suis plutôt confiante. Mais au bout du 10ème km la fatigue commence à se faire sentir, mes muscles me font mal à force de courir et de s’arrêter et une ancienne douleur au genou refait surface…

Nous croisons les filles de « Women VS Wild » assez régulièrement, elles ont  l’air toujours en pleine forme !

Nous avançons et trouvons les balises à un bon rythme. Malheureusement, 1h avant la fin nous décidons de filer direct jusqu’au dernier poste et de ne pas chercher toutes les balises afin d’arriver dans les temps. Anne et Valérie me donnent l’impression de gambader dans la forêt sans aucunes difficultés tandis que je peine vraiment à les suivre. Voyant leur détermination, je m’accroche et nous finirons la course toute les 3 cote à cote grâce à leur soutien !

Ouf nous sommes finalement arrivées au bout de 6h25 et 32.7km. Je suis plus qu’épuisée mais heureuse d’avoir fini la course et d’avoir partagé ces bons et moins bons (craquage et pleurs pendant la course car bien au-dessus de mes limites) moments avec toutes les filles d’Antony Triathlon !!

Félicitations à toutes parce que c’est quand même un truc de malades !!!!

 

  • Valérie:

Raid aventure à dos de chameau ??!!!

Ce fut avec beaucoup de plaisir que je me suis laissée embarquée (oh je ne me suis pas faite prier !) ce samedi soir vers 20h00…. Non pas pour sortir en boite de nuit (là ! j’aurai dit « même pas en rêve »), mais prendre l’air « Paris by Night » pour participer à ma 1ère Noctorientation.

Nous avons commencé par former les équipes. Tirage au sort, comme par hasard….. je n’ai jamais cru au hasard. Vous pouvez me le dire maintenant les filles.

Nous sommes allées ensuite nous entraîner un peu, beaucoup, passionnément… une folie, dans le bois de Meudon avec Bruno. Très sympathique Bruno ! (Pote de Sandrine) nous avons joué les apprenties … boussole, lecture de carte, comptage de pas etc…. enfin faire des trucs dans le bois nous permettant d’éviter si possible de se perdre durant cette fameuse nuit de la nocto.

Une semaine d’anxiété pour moi.

1/en équipe (forcement tout le monde compte sur toi) ; et

2/je ne maîtrise pas ( je n’aime PAS quand je ne maîtrise pas… boussole,  carte).

Nous devions être 4 filles (formidables). Anne, Claudia, Sandrine et moi. Malheureusement Sandrine a du déclarer forfait. Plus que trois et je stresse car je suis convaincue que seule Anne peut orienter.

Le jour J nous sommes prêtes toutes les 3 à affronter la nuit, le froid, la boussole et la carte. Nous voilà parties. Déjà au départ Anne a pris les choses en main, avec l’étude du plan général et concentration maximale.  Nous savons avec Claudia qu’il ne faut rien lâcher. … même pas Anne.

Finalement tout se passe bien. Les pointages des balises s’enchaînent plutôt bien.  Les jambes, la motivation sont au rendez-vous.  Quelques erreurs du débutant …. comme récupérer une balise à 3 en sous sous sous bois… (pourtant Sandra avait prévenu)…. ne plus être capable de retrouver la sortie.  Pointer trop vite et se rendre compte qu’il s’ agit de la balise 33 et non 32. Et comme le règlement disait « balises dans l’ordre » du coup tant pis pour la 32 !!. Passer par un champs, oups ! Voiture de police girophare. … ?! Petit moment de panique…. on va se faire embarquer (au moins nous serons au chaud).

Le temps passe et l’on ne se rend même pas compte des kilomètres qui défilent.  Des heures qui passent…  Pourtant nous sentons bien la fatigue arriver et il nous tarde que les cartes s’ enchaînent, que les numéros défilent a chaque pointage,  tel le jeu du loto un dimanche après midi dans la salle des fêtes de ton village.

A chaque fin de carte le plaisir de discuter avec les organisateurs et de prendre une nouvelle carte (vivement la dernière me dis-je), se ravitailler…. et Oups une frite, un crocodile, une fraise tagada  au passage…. et quelques photos.  Après tout, pas 1ères mais tout aussi stars !

Ouf !!! La dernière.  Les balises mystères.  Oui MAIS. Le chrono tourne et il faut finir avant le temps limite imposé 3h00. Il faut continuer à se soutenir. A ce propos je remercie de tout cœur notre coéquipière Claudia qui a tout donné. Qui s’est battu contre sa souffrance, ses crampes, son mental….Claudia tu n’as rien lâché et nous te félicitons vivement. Un grand merci. Bien entendu…. chapeau Anne ! Merci de nous avoir ramené à bon port.

2h58 du matin…. oufff je vais pouvoir aller me coucher. Mission accomplie : aventure (j’aime ! ), le dépassement de soi (j’adore), entre copines (j’en raffole).

Très bonne expérience.  Très bonne cohésion d’équipe.  Ravie d’avoir participé.

A l’an prochain.

Quelle sera la prochaine étape avec mes cop’s d’Antony Triathlon ?

 

Pour l’équipe des « Women vs. Wild »:

Le podium des Women vs. Wild

Le podium des Women vs. Wild

  • Anne-Claire:

 Quelle belle course! Quelle super équipe! Bon, j’en ai bavé mais je ressigne quand vous voulez!! La CO en équipe c’est le pied!!!!!

 

  • Marianne:

Malheureusement, je n’avais pas pu la faire l’année dernière. C’était donc la revanche pour moi cette année !!

Courir en mode trail, la nuit, dans les bois… j’adore ! Alors en équipe encore plus !!

Le départ est donné. On croise beaucoup plus d’équipes que je ne le pensais, on croirait une énorme chasse à l’homme avec toutes ces frontales dans les bois ! On se prend vite au jeu de découvrir le plus vite possible les balises… mais celles-ci sont bien cachées !!

Malgré ma frontale qui éclaire ENORME, préalablement réglée pour y voir à 250 mètres avec un faisceau de 8 mètres (tellement forte que j’ai eu un mal de crâne ENORME !!), la recherche est difficile ! C’est qu’elles sont souvent bien cachées ces balises : dans les trous, les dépressions, les charbonnières !! Je suis les indications de Sandra qui assure en lecture de carte, mon rôle était tête chercheuse !

Je n’ai pas vu le temps passer jusqu’au 25 km (dixit la montre de Sarah) quoi ! Et en plus, on n’est toujours pas arrivées à l’entrée du bois de Verrières qui se trouvait à 10 km de l’arrivée (vu sur la carte au départ)… Ouh là là, dans quoi on s’est embarquées, on va faire au minimum 35 km…

Surtout qu’on cherche les balises dans l’ordre, et on perd beaucoup de temps en aller-retours, c’est pas bon pour le moral de revenir sur nos pas… Bref on arrive enfin au bois de Verrières, et là plus trop le temps de chercher les balises, surtout qu’elles sont loin très loin les unes des autres (je me rappelle d’une route interminable ou nous nous suivons en file indienne sans broncher ou est-ce un mauvais rêve? on n’était plus trop lucides…).

Le temps éliminatoire est à 3 h du mat, on décide de zapper les 2 dernières balises pour rentrer et finir en long sprint final !

Minimum 36 km au compteur, contente d’arriver, surtout que tout s’est bien passé ! Très bonne cohésion d’équipe, malgré la fatigue, personne n’a craqué !! C’était super !!

Et j’étais prête pour y retourner le dimanche soir…  »Promenons-nous dans les bois ! »

 

  • Sandra:

Après notre première édition en janvier pour certaines d’entre nous, nous étions remontées à bloc !

Le jour J, mélange d’excitation pour certaines, de stress pour d’autres… Pour ma part j’étais impatiente. Un peu de pression quand même, cette année dans mon équipe, on a décidé que je serai la seule orienteuse. Il y en a environ 10 balises de plus à trouver que lors de la précédente édition, il ne faudra donc pas traîner.

TOP DEPART ! 1ère carte, analyse rapide, on se lance.

On fait attention à la numérotation des balises. En CO, il faut les pointer dans l’ordre indiqué et non pas dans l’ordre qui nous arrange. Enfin, c’est ce qu’on croyait… Ce n’est pas le cas pour la Noctorientation, course aux points… Il semble qu’il y ait eu un malentendu lors de la formation à Terre de Running…

On avale les 8 premières balises d’une traite. La 9ème nous donne du fil à retordre. On loupe sans doute le chemin sur la droite et on se retrouve au mauvais endroit. On cherche sans trouver, on décide de revenir sur nos pas pour vérifier notre position. On finit par trouver cette fameuse balise, mais on aura aussi perdu notre avance. Tant pis, il reste encore 4 cartes, la course ne fait que commencer. 2ème carte, 3ème carte… on avance plutôt bien, seule une ou deux balises nous donne du fil à retordre en plein milieu des bois … Finalement, on arrive au 4ème poste obligatoire avec 15min d’avance sur la barrière horaire.

Mais la fatigue commence à se faire sentir dans l’équipe. Depuis presqu’une demi-heure, je joue un double-rôle : orienter et ouvrir la marche, c’est-à-dire orienter et vérifier que mes propres indications lues sur la carte correspondent à ce que je vois sur le terrain. Mais pas le choix, il faut maintenir le rythme car je sais déjà que le temps sera court et qu’on finira sans doute au sprint…

Dans le bois de Verrières, les petits layons ne sont pas faciles à repérer dans le noir et ma lampe commence à être à court de batterie… Compliqué pour lire la carte, compliqué pour ouvrir la marche, mais c’est le moment de s’accrocher ou l’équipe ne finira pas. Les filles veulent rentrer, ça devient dur de courir et il reste encore une carte. On laisse donc les 2 dernières balises de côté et on rejoint le dernier poste obligatoire.

La dernière carte est toujours spéciale. Cette fois-ci, 4 balises « mystère à trouver ». Elles ne sont pas indiquées sur la carte. On a juste un tracé à suivre à la lettre, et on doit tomber dessus. On trouve la première, mais le temps a filé, il est 2h50. Plus que 10minutes pour rejoindre l’arrivée !

J’enclenche alors le mode accéléré. Je crie le décompte des minutes à mes coéquipières pour qu’elles tiennent bon. « 8 minutes les filles, allez dernière ligne droite », « 7 minutes !!! », …, « 3 minutes, bougez-vous !!! » Il faut accélérer encore. Je sais qu’elles souffrent, je sais qu’elles me détestent depuis bientôt une heure, mais je sais aussi qu’elles seront déçues si on n’arrive pas à temps. Alors je leur crie encore plus dessus, j’augmente encore plus le rythme, et…. La dernière passe la ligne d’arrivée tout juste.

Il y a beaucoup d’agitation, on ne comprend pas bien ce qu’il se passe et on se retrouve appelées sur le podium pour la 3ème place. Super… sauf qu’on pique la coupe du coup à nos copines… Finalement sur le podium, toutes les équipes ont le même nombre de points. Le classement s’est fait au temps… Notre incompréhension sur la règle de l’ordre des balises nous aura coûté cher à toutes (environ 10km de plus au compteur que les autres équipes).…

Après coup, il aurait été stratégiquement plus intéressant de pointer les deux balises du bois de Verrières, et de sauter les balises mystère pour filer directement à l’arrivée… Et oui, les balises mystère ne rapportaient cette année qu’un seul point, à condition de toutes les pointer… En pointant les deux du bois de Verrières, on aurait gagné deux points de plus, ce qui nous assurait la 1ère place…

Tant pis, l’année prochaine, le podium sera encore plus fleuri !

 

  • Sarah:

La Noctorientation fut ma première expérience de course d’orientation. Du coup cela représentait pour moi un nouveau défi sportif, d’autant plus chouette car fait en équipe avec mes copines du tri. L’année dernière, je n’avais pas pu faire partie de l’équipe pour la meilleure des raisons possibles (j’étais enceinte), du coup cette année, j’attendais cette course avec impatience.

Une fois les équipes composées, le rôle de chaque membre de l’équipe fut distribué. Au plus la course approche, au plus la tension monte. De part mon manque d’entrainement la dernière saison, j’ai peur de pénaliser mon équipe. Mes copines me rassurent et me rappellent qu’on le fait avant tout pour le plaisir.

Et hop, le jour J est arrivé ! Après un briefing dans le gymnase, nous montons dans un bus pour une destination inconnue. Le trajet nous semble long et pourtant nous démarrons la course dans la forêt de Palaiseau. Après 2 km de course, nous obtenons notre première carte, notre capitaine et orienteuse Sandra mène la danse. Elle nous dirige à travers les bois, nous lui confirmons les informations qu’elle nous donne en observant le paysage environnant à la lueur de nos lampes frontales, et à l’approche de la balise, alors que Sandra reste sur place à étudier le trajet de la balise suivante, Anne-Claire, Marianne et moi qui sommes les têtes chercheuses, nous enfonçons dans les bois pour retrouver le Graal. Les premières balises sont relativement faciles à trouver, puis ça se corse peu à peu. Nous prenons beaucoup de plaisir à nous promener (sportivement certes) dans les bois, nous plaisantons, nous rions, nous nous soutenons. Ce genre d’épreuve sportive renforce l’esprit d’équipe et les liens d’amitié.

Au bilan, nous avons trouvé 33 balises sur 38, ce qui nous a propulsé sur la troisième marche du podium.

J’ai absolument adoré la Noctorientation et je signe présente pour la prochaine édition ! !

 

Commentaires (3)

 

  1. titi dit :

    trop forte nos filles !!!!!!!!!!

  2. Margo dit :

    Bravo mes cops. …..

  3. Patoch dit :

    Bravo les filles! Vous avez assuré.

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour poster un commentaire.